Tête sans visage no.82
Description artistique de la tête
Cette tête, aux traits à peine esquissés, semble surgir d’un bloc brut. Les yeux sont réduits à deux saillies carrées, presque closes, comme si le regard se refusait au monde extérieur. La bouche, elle, se confond dans la matière, laissant un visage qui hésite entre apparition et disparition. Les aspérités de la surface rappellent la rugosité d’une pierre arrachée à la terre.
Description artistique de la collection
Dans le projet 100 têtes sans visages, cette pièce incarne l’essence de la simplicité et de la retenue. Elle montre qu’un visage peut exister sans traits définis, sans détails reconnaissables. C’est une méditation sur la frontière entre le façonné et l’informe, entre l’individu et l’anonyme.
Symbolique
Cette tête évoque le mutisme et l’effacement volontaire. Elle interroge notre rapport à l’identité : quand rien n’est dit, quand rien n’est montré, que reste-t-il de nous ? La matière brute devient mémoire silencieuse, un témoignage de l’humain réduit à sa forme la plus élémentaire.
La collection « 100 Têtes SANS Visages »
Une mémoire sculptée, une histoire universelle
La collection « 100 Têtes SANS Visages » rassemble cent sculptures uniques, façonnées à la main en terre cuite et métal rouillé. Ces œuvres incarnent les visages invisibles de notre histoire collective : les sans-papiers noyés en mer, les victimes d’esclavage, les oubliés des génocides, les anonymes dont les mémoires s’effacent.
Chacune de ces têtes, volontairement dépourvue de traits, symbolise une vie, un passé, une histoire suspendue. Sans visage, elles deviennent les porteurs silencieux des mémoires individuelles et collectives, nous invitant à réfléchir sur notre humanité commune.
Un message engagé et universel
À travers cette série, l’artiste nous invite à reconnaître ces vies effacées et à reconstruire les ponts entre passé et avenir. « J’ouvre les bières des sans-papiers qui se noient dans les mers et dans les déserts, je dénonce les bruits macabres des canons des guerres… », affirme-t-il, exprimant ainsi la force émotionnelle et politique de cette œuvre.
«100 Têtes SANS Visages » est bien plus qu’une collection d’art : c’est une photothèque sculpturale, un appel à la mémoire, au dialogue, et à une meilleure compréhension de nos racines communes.Tête SANS visage no.

Passionné par la mémoire collective et les questions d’identité, l’artiste travaille la terre et le métal pour donner forme à ce qui est souvent invisible ou oublié. Through the series “100 Heads Without Faces,” he offers a space for reflection and dialogue on the wounds of the past and the hopes for a more just future.