Tête voilée

Tête voilée

Tête sans visage no.064

  • Dimensions: 29 × 18 cm
  • Matériaux: Terre cuite brute avec traces de pigments verts et ocres
  • Année: 2015
  • Disponibilité: Pièce unique
  • Prix: Sur demande

 

Description artistique de la tête
Cette tête semble recouverte d’un voile de matière, où les reliefs organiques se superposent comme des couches de mémoire et de temps. Le visage, à peine esquissé, disparaît presque sous l’épaisseur rugueuse de la terre, comme si la forme humaine cherchait à se cacher dans la texture.

 

Description artistique de la collection
Dans la série 100 têtes sans visages, cette pièce traduit l’effacement de l’individu au profit de la matière et de l’essence universelle. Ici, l’anonymat prend une dimension spirituelle, où la disparition des traits devient une métaphore de l’effacement de l’ego.

 

Symbolique
La tête voilée évoque l’invisible, le caché, le mystère. Elle symbolise la frontière entre le visible et l’inconnu, rappelant que ce qui reste en retrait ou dissimulé est parfois porteur de plus de force que ce qui se montre ouvertement.

La collection « 100 Têtes SANS Visages »

Une mémoire sculptée, une histoire universelle

La collection « 100 Têtes SANS Visages » rassemble cent sculptures uniques, façonnées à la main en terre cuite et métal rouillé. Ces œuvres incarnent les visages invisibles de notre histoire collective : les sans-papiers noyés en mer, les victimes d’esclavage, les oubliés des génocides, les anonymes dont les mémoires s’effacent.

Chacune de ces têtes, volontairement dépourvue de traits, symbolise une vie, un passé, une histoire suspendue. Sans visage, elles deviennent les porteurs silencieux des mémoires individuelles et collectives, nous invitant à réfléchir sur notre humanité commune.

Un message engagé et universel

À travers cette série, l’artiste nous invite à reconnaître ces vies effacées et à reconstruire les ponts entre passé et avenir. « J’ouvre les bières des sans-papiers qui se noient dans les mers et dans les déserts, je dénonce les bruits macabres des canons des guerres… », affirme-t-il, exprimant ainsi la force émotionnelle et politique de cette œuvre.

«100 Têtes SANS Visages » est bien plus qu’une collection d’art : c’est une photothèque sculpturale, un appel à la mémoire, au dialogue, et à une meilleure compréhension de nos racines communes.

Gustave Akpéhou DJONDA

Artiste visuel autodidacte

Passionné par la mémoire collective et les questions d’identité, l’artiste travaille la terre et le métal pour donner forme à ce qui est souvent invisible ou oublié. Through the series “100 Heads Without Faces,” he offers a space for reflection and dialogue on the wounds of the past and the hopes for a more just future.

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