Tête sans visage no.043
Description artistique de la tête
Le visage, à la bouche béante et aux yeux cerclés de traits circulaires, évoque un rire primitif, presque viscéral. La surface rugueuse amplifie cette impression d’un cri de joie jaillissant de la matière brute. Le modelage irrégulier suggère un éclat soudain, spontané, comme si la terre elle-même riait de son existence.
Description artistique de la collection
Dans 100 têtes sans visages, cette pièce est une incarnation de la vitalité. Elle montre que même dans la rudesse et l’inachèvement, il existe un souffle de légèreté et de joie, presque enfantine.
Symbolique
La tête du rire brut rappelle que l’émotion la plus universelle, le rire, traverse le temps, les formes et les visages. Elle devient ici un témoignage de l’humanité partagée.
Une mémoire sculptée, une histoire universelle
La collection « 100 Têtes SANS Visages » rassemble cent sculptures uniques, façonnées à la main en terre cuite et métal rouillé. Ces œuvres incarnent les visages invisibles de notre histoire collective : les sans-papiers noyés en mer, les victimes d’esclavage, les oubliés des génocides, les anonymes dont les mémoires s’effacent.
Chacune de ces têtes, volontairement dépourvue de traits, symbolise une vie, un passé, une histoire suspendue. Sans visage, elles deviennent les porteurs silencieux des mémoires individuelles et collectives, nous invitant à réfléchir sur notre humanité commune.
À travers cette série, l’artiste nous invite à reconnaître ces vies effacées et à reconstruire les ponts entre passé et avenir. « J’ouvre les bières des sans-papiers qui se noient dans les mers et dans les déserts, je dénonce les bruits macabres des canons des guerres… », affirme-t-il, exprimant ainsi la force émotionnelle et politique de cette œuvre.
«100 Têtes SANS Visages » est bien plus qu’une collection d’art : c’est une photothèque sculpturale, un appel à la mémoire, au dialogue, et à une meilleure compréhension de nos racines communes.

Passionné par la mémoire collective et les questions d’identité, l’artiste travaille la terre et le métal pour donner forme à ce qui est souvent invisible ou oublié. Through the series “100 Heads Without Faces,” he offers a space for reflection and dialogue on the wounds of the past and the hopes for a more just future.