Tête à la crête fragile

Tête à la crête fragile

Tête sans visage no.24

  • Dimensions: 33 × 18 cm
  • Matériaux: Terre cuite, fibres végétales
  • Année: 2015
  • Disponibilité: Pièce unique
  • Prix: Sur demande

 

Description artistique de la tête
Cette tête présente une crête sommitale faite de fibres végétales, évoquant une coiffure rebelle ou identitaire. Les yeux circulaires creusés semblent vides, donnant une impression de masque ou de totem. Les traits gravés, rudimentaires, soulignent la fragilité de l’expression.

 

Description artistique de la collection
Dans 100 têtes sans visages, cette œuvre interroge les apparences sociales et culturelles. Ici, la coiffure devient signe d’affirmation individuelle, mais sur un visage qui reste générique, incertain.

 

Symbolique
La crête fragile, érigée au sommet, peut symboliser à la fois la fierté et la précarité des identités contemporaines. Elle suggère que toute construction personnelle — comme une coiffure ostentatoire — repose sur une matière vulnérable : la terre.

La collection « 100 Têtes SANS Visages »

Une mémoire sculptée, une histoire universelle

La collection « 100 Têtes SANS Visages » rassemble cent sculptures uniques, façonnées à la main en terre cuite et métal rouillé. Ces œuvres incarnent les visages invisibles de notre histoire collective : les sans-papiers noyés en mer, les victimes d’esclavage, les oubliés des génocides, les anonymes dont les mémoires s’effacent.

Chacune de ces têtes, volontairement dépourvue de traits, symbolise une vie, un passé, une histoire suspendue. Sans visage, elles deviennent les porteurs silencieux des mémoires individuelles et collectives, nous invitant à réfléchir sur notre humanité commune.

Un message engagé et universel

À travers cette série, l’artiste nous invite à reconnaître ces vies effacées et à reconstruire les ponts entre passé et avenir. « J’ouvre les bières des sans-papiers qui se noient dans les mers et dans les déserts, je dénonce les bruits macabres des canons des guerres… », affirme-t-il, exprimant ainsi la force émotionnelle et politique de cette œuvre.

«100 Têtes SANS Visages » est bien plus qu’une collection d’art : c’est une photothèque sculpturale, un appel à la mémoire, au dialogue, et à une meilleure compréhension de nos racines communes.

Gustave Akpéhou DJONDA

Artiste visuel autodidacte

Passionné par la mémoire collective et les questions d’identité, l’artiste travaille la terre et le métal pour donner forme à ce qui est souvent invisible ou oublié. Through the series “100 Heads Without Faces,” he offers a space for reflection and dialogue on the wounds of the past and the hopes for a more just future.

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