Tête sans visage no.068
Cette tête, rugueuse et profondément marquée, porte des cordes nouées qui semblent transpercer la matière. Le visage à peine esquissé apparaît comme pris dans un étau, où des rides, des creux et une bouche gravée témoignent d’une histoire lourde et silencieuse. Les perforations et les cicatrices accentuent l’impression d’un corps marqué par la souffrance, mais toujours debout.
Dans 100 têtes sans visages, cette pièce évoque la mémoire blessée et la charge de l’expérience humaine. Elle incarne les stigmates de la douleur, mais aussi la force d’endurance et de résilience.
Les Cicatrices de mémoire rappellent que toute existence porte ses marques invisibles. Ces cicatrices ne sont pas seulement blessures : elles deviennent preuves, archives intimes et sources de dignité.
Une mémoire sculptée, une histoire universelle
La collection « 100 Têtes SANS Visages » rassemble cent sculptures uniques, façonnées à la main en terre cuite et métal rouillé. Ces œuvres incarnent les visages invisibles de notre histoire collective : les sans-papiers noyés en mer, les victimes d’esclavage, les oubliés des génocides, les anonymes dont les mémoires s’effacent.
Chacune de ces têtes, volontairement dépourvue de traits, symbolise une vie, un passé, une histoire suspendue. Sans visage, elles deviennent les porteurs silencieux des mémoires individuelles et collectives, nous invitant à réfléchir sur notre humanité commune.
À travers cette série, l’artiste nous invite à reconnaître ces vies effacées et à reconstruire les ponts entre passé et avenir. « J’ouvre les bières des sans-papiers qui se noient dans les mers et dans les déserts, je dénonce les bruits macabres des canons des guerres… », affirme-t-il, exprimant ainsi la force émotionnelle et politique de cette œuvre.
«100 Têtes SANS Visages » est bien plus qu’une collection d’art : c’est une photothèque sculpturale, un appel à la mémoire, au dialogue, et à une meilleure compréhension de nos racines communes.

Passionné par la mémoire collective et les questions d’identité, l’artiste travaille la terre et le métal pour donner forme à ce qui est souvent invisible ou oublié. Through the series “100 Heads Without Faces,” he offers a space for reflection and dialogue on the wounds of the past and the hopes for a more just future.