Chained Head

Chained Head

Tête sans visage n° 099

  • Dimensions: 25 × 34 cm
  • Matériaux: Terre cuite oxydée, fragments de chaînes rouillées
  • Année: 2015
  • Disponibilité: Pièce unique
  • Prix: Sur demande

Démarche artistique de la Tête

Cette tête semble enveloppée de chaînes incrustées dans la matière, comme si le métal avait fusionné avec l’argile. Les traits du visage sont à peine visibles, effacés par l’érosion et le poids du fer. La figure est silencieuse, mais chargée d’une mémoire indicible.

Démarche artistique de la Collection

Au sein de la collection « 100 Têtes sans visage », cette œuvre reflète la mémoire collective de l’esclavage, de l’emprisonnement et de la servitude. Elle incarne à la fois le poids de l’histoire et la résilience de l’esprit humain, les chaînes rouillées suggérant que les systèmes d’oppression finissent par se corroder avec le temps.

Symbolisme

Les chaînes rouillées symbolisent la captivité et la perte de liberté, mais leur dégradation évoque également la fragilité de l’oppression. L’œuvre suggère un cheminement de la souffrance à la libération, et la transformation des chaînes en mémoire.

La collection « 100 Têtes sans visage »

Une mémoire sculptée, une histoire universelle

La collection « 100 Têtes sans visage » rassemble cent sculptures uniques, façonnées à la main en terre cuite et métal rouillé. Ces œuvres incarnent les visages invisibles de notre histoire collective : migrants sans papiers noyés en mer, victimes de l’esclavage, oubliés des génocides, anonymes dont la mémoire s’efface.

Chacune de ces têtes, volontairement dépourvue de traits, symbolise une vie, un passé, une histoire suspendue. Sans visage, elles deviennent les porte-parole silencieuses des mémoires individuelles et collectives, nous invitant à réfléchir à notre humanité partagée.

Un message engagé et universel

À travers cette série, l’artiste nous invite à reconnaître ces vies effacées et à reconstruire des ponts entre passé et futur. « Je lève mon verre aux sans-papiers qui périssent dans les mers et les déserts, je dénonce le fracas macabre des canons et des guerres… », déclare-t-il, exprimant ainsi la puissance émotionnelle et politique de cette œuvre.

« 100 Têtes sans visage » est bien plus qu’une collection d’art : c’est une photothèque sculpturale, un appel à la mémoire, au dialogue et à une compréhension plus profonde de nos racines communes.

Gustave Akpéhou DJONDA

Artiste visuel autodidacte

Passionné par la mémoire collective et les questions d’identité, l’artiste travaille la terre et le métal pour donner forme à ce qui est souvent invisible ou oublié. Through the series “100 Heads Without Faces,” he offers a space for reflection and dialogue on the wounds of the past and the hopes for a more just future.

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