Eroded Head

Eroded Head

Tête sans visage n° 89

  • Dimensions: 28 × 30 cm
  • Matériaux: Terre cuite
  • Année: 2015
  • Disponibilité: Pièce unique
  • Prix: Sur demande

Démarche artistique de la tête

Cette tête semble émerger de la matière elle-même, tel un relief à peine sculpté dans la terre. Les traits sont esquissés, presque effacés, suggérant une identité en voie de disparition ou de transformation. Sa texture rugueuse et ses craquelures évoquent l’érosion, la fragilité et l’impermanence de l’existence.

Démarche artistique de la collection

Au sein de la collection « 100 Têtes sans visage », cette œuvre explore l’effacement progressif de l’individualité. Elle fait écho à l’estompage de la mémoire au fil du temps, tout en soulignant la persistance de la présence malgré la disparition des contours.

Symbolisme

Cette tête symbolise le passage du temps et la déchéance inévitable de toute chose. Elle incarne l’idée que même dans la désintégration, l’être laisse une trace, une empreinte indélébile.

La collection « 100 Têtes sans visage »

Une mémoire sculptée, une histoire universelle

La collection « 100 Têtes sans visage » rassemble cent sculptures uniques, façonnées à la main en terre cuite et métal rouillé. Ces œuvres incarnent les visages invisibles de notre histoire collective : migrants sans papiers noyés en mer, victimes de l’esclavage, oubliés des génocides, anonymes dont la mémoire s’efface.

Chacune de ces têtes, volontairement dépourvue de traits, symbolise une vie, un passé, une histoire suspendue. Sans visage, elles deviennent les porte-parole silencieuses des mémoires individuelles et collectives, nous invitant à réfléchir à notre humanité partagée.

Un message engagé et universel

À travers cette série, l’artiste nous invite à reconnaître ces vies effacées et à reconstruire des ponts entre passé et futur. « Je lève mon verre aux sans-papiers qui périssent dans les mers et les déserts, je dénonce le fracas macabre des canons et des guerres… », déclare-t-il, exprimant ainsi la puissance émotionnelle et politique de cette œuvre.

« 100 Têtes sans visage » est bien plus qu’une collection d’art : c’est une bibliothèque photographique sculpturale, un appel à la mémoire, au dialogue et à une compréhension plus profonde de nos racines communes.

Gustave Akpéhou DJONDA

Artiste visuel autodidacte

Passionné par la mémoire collective et les questions d’identité, l’artiste travaille la terre et le métal pour donner forme à ce qui est souvent invisible ou oublié. Through the series “100 Heads Without Faces,” he offers a space for reflection and dialogue on the wounds of the past and the hopes for a more just future.

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