Gagged Head

Gagged Head

Tête sans visage n° 77

  • Dimensions: 25 × 35 cm
  • Matériaux: Terre cuite oxydée, matière organique incrustée
  • Année: 2015
  • Disponibilité: Pièce unique
  • Prix: Sur demande

Démarche artistique de la Tête

Cette tête est marquée par une épaisse bande barrant la bouche, tel un bâillon pétrifié. Les traits du visage tentent d’émerger mais restent enfouis sous une croûte rugueuse et corrodée. La texture granuleuse et craquelée évoque l’érosion du temps et l’étouffement de la parole.

Démarche artistique de la Collection

Au sein de la collection « 100 Têtes sans visage », cette œuvre incarne avec force le thème du silence imposé. Tandis que d’autres têtes explorent différentes formes de contrainte, ici, le mutisme devient central : le visage est réduit à son bâillon, symbole d’une humanité privée de souffle et de voix.

Symbolisme

L’œuvre évoque la censure, la répression et toutes les formes de musellement qui privent les êtres de leur voix. Elle porte aussi le poids d’une résistance silencieuse : même bâillonnée, la tête persiste, gravant dans la matière la mémoire de ce qui ne peut être dit.

La collection « 100 Têtes sans visage »

Une mémoire sculptée, une histoire universelle

La collection « 100 Têtes sans visage » rassemble cent sculptures uniques, façonnées à la main en terre cuite et métal rouillé. Ces œuvres incarnent les visages invisibles de notre histoire collective : migrants sans papiers noyés en mer, victimes de l’esclavage, oubliés des génocides, anonymes dont la mémoire s’efface.

Chacune de ces têtes, volontairement dépourvue de traits, symbolise une vie, un passé, une histoire suspendue. Sans visage, elles deviennent les porte-parole silencieuses des mémoires individuelles et collectives, nous invitant à réfléchir à notre humanité partagée.

Un message engagé et universel

À travers cette série, l’artiste nous invite à reconnaître ces vies effacées et à reconstruire des ponts entre passé et futur. « Je lève mon verre aux sans-papiers qui périssent dans les mers et les déserts, je dénonce le fracas macabre des canons et des guerres… », déclare-t-il, exprimant ainsi la puissance émotionnelle et politique de cette œuvre.

« 100 Têtes sans visage » est bien plus qu’une collection d’art : c’est une bibliothèque photographique sculpturale, un appel à la mémoire, au dialogue et à une compréhension plus profonde de nos racines communes.

Gustave Akpéhou DJONDA

Artiste visuel autodidacte

Passionné par la mémoire collective et les questions d’identité, l’artiste travaille la terre et le métal pour donner forme à ce qui est souvent invisible ou oublié. Through the series “100 Heads Without Faces,” he offers a space for reflection and dialogue on the wounds of the past and the hopes for a more just future.

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