Braided Face

Braided Face

Tête sans visage n° 006

  • Dimensions: 25 × 35 cm
  • Matériaux: Terre cuite, corde tressée, limaille d’acier, pigments naturels, rouille
  • Année: 2015
  • Disponibilité: Pièce unique
  • Prix: Sur demande

Démarche artistique de la Tête

Ce visage, parcouru de stries rythmiques, est couronné d’une corde tressée posée comme un diadème cérémoniel. Les lignes gravées évoquent des scarifications, conférant à l’œuvre une présence rituelle et commémorative. Le nez pointu et proéminent domine un visage volontairement simplifié, presque hiératique.

Démarche artistique de la Collection

Dans la collection « 100 Têtes sans visage », chaque sculpture devient une archive vivante des gestes, des rituels et des cicatrices de l’humanité. Les matériaux bruts et l’empreinte du temps façonnent des visages suspendus entre présence et disparition.

Symbolisme

Cette tête incarne la mémoire du corps inscrite dans la peau et la matière. Les stries représentent les marques de l’existence, tandis que la tresse symbolise la transmission, le lien entre les générations.

La collection « 100 Têtes sans visage »

Une mémoire sculptée, une histoire universelle

La collection « 100 Têtes sans visage » rassemble cent sculptures uniques, façonnées à la main en terre cuite et métal rouillé. Ces œuvres incarnent les visages invisibles de notre histoire collective : migrants sans papiers noyés en mer, victimes de l’esclavage, oubliés des génocides, anonymes dont la mémoire s’efface.

Chacune de ces têtes, volontairement dépourvue de traits, symbolise une vie, un passé, une histoire suspendue. Sans visage, elles deviennent les porte-parole silencieuses des mémoires individuelles et collectives, nous invitant à réfléchir à notre humanité partagée.

Un message engagé et universel

À travers cette série, l’artiste nous invite à reconnaître ces vies effacées et à reconstruire des ponts entre passé et futur. « Je lève mon verre aux sans-papiers qui périssent dans les mers et les déserts, je dénonce le fracas macabre des canons et des guerres… », déclare-t-il, exprimant ainsi la puissance émotionnelle et politique de cette œuvre.

« 100 Têtes sans visage » est bien plus qu’une collection d’art : c’est une bibliothèque photographique sculpturale, un appel à la mémoire, au dialogue et à une compréhension plus profonde de nos racines communes.

Gustave Akpéhou DJONDA

Artiste visuel autodidacte

Passionné par la mémoire collective et les questions d’identité, l’artiste travaille la terre et le métal pour donner forme à ce qui est souvent invisible ou oublié. Through the series “100 Heads Without Faces,” he offers a space for reflection and dialogue on the wounds of the past and the hopes for a more just future.

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