Head of False Prestige

Head of False Prestige

Tête sans visage n° 20

  • Dimensions: 32 × 19 cm
  • Matériaux: Terre cuite, textile usé (casquette marquée « D&G »)
  • Année: 2015
  • Disponibilité: Pièce unique
  • Prix: Sur demande

Démarche artistique de la tête

Cette tête porte une casquette ornée d’un logo de luxe, créant un contraste saisissant avec la terre cuite brute et fragile. Le visage est à peine esquissé, sa surface marquée de lignes incertaines. Le textile usé et déchiré accentue le décalage entre l’illusion de prestige et la dureté de la matière.

Démarche artistique de la collection

Au sein de la collection « 100 Têtes sans visage », cette œuvre dénonce la vacuité des marques et du luxe, réduits à un signe creux sur une matière fragile. Elle met en lumière la tension entre l’image sociale et la réalité matérielle.

Symbolisme

Le logo « D&G », symbole de richesse et de mode internationale, devient ici ironie et critique : le prestige est éphémère, et l’identité ne saurait se réduire à une marque. L’argile demeure, nous rappelant la fragilité humaine sous les artifices superficiels.

La collection « 100 Têtes sans visage »

Une mémoire sculptée, une histoire universelle

La collection « 100 Têtes sans visage » rassemble cent sculptures uniques, façonnées à la main en terre cuite et métal rouillé. Ces œuvres incarnent les visages invisibles de notre histoire collective : migrants sans papiers noyés en mer, victimes de l’esclavage, oubliés des génocides, anonymes dont la mémoire s’efface.

Chacune de ces têtes, volontairement dépourvue de traits, symbolise une vie, un passé, une histoire suspendue. Sans visage, elles deviennent les porte-parole silencieuses des mémoires individuelles et collectives, nous invitant à réfléchir à notre humanité partagée.

Un message engagé et universel

À travers cette série, l’artiste nous invite à reconnaître ces vies effacées et à reconstruire des ponts entre passé et futur. « Je lève mon verre aux sans-papiers qui périssent dans les mers et les déserts, je dénonce le fracas macabre des canons et des guerres… », déclare-t-il, exprimant ainsi la puissance émotionnelle et politique de cette œuvre.

« 100 Têtes sans visage » est bien plus qu’une collection d’art : c’est une photothèque sculpturale, un appel à la mémoire, au dialogue et à une compréhension plus profonde de nos racines communes.

Gustave Akpéhou DJONDA

Artiste visuel autodidacte

Passionné par la mémoire collective et les questions d’identité, l’artiste travaille la terre et le métal pour donner forme à ce qui est souvent invisible ou oublié. Through the series “100 Heads Without Faces,” he offers a space for reflection and dialogue on the wounds of the past and the hopes for a more just future.

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