Bound Mask

Bound Mask

Tête sans visage n° 035

  • Dimensions: 30 × 17 cm
  • Matériaux: Terre cuite, corde, oxydes de fer
  • Année: 2015
  • Disponibilité: Pièce unique
  • Prix: Sur demande

Description artistique de la tête

Cette tête est enveloppée de cordes qui resserrent et fragmentent sa surface, effaçant les traits au profit d’un réseau de cicatrices et de tensions. Le nœud au sommet devient à la fois un point d’ancrage et un rappel du poids de la contrainte. L’argile oxydée et rugueuse se mêle à la fibre naturelle pour révéler une identité à la fois dissimulée, contenue et marquée.

Description artistique de la collection

Au sein de la collection « 100 Têtes sans visage », cette œuvre interroge les liens visibles et invisibles qui façonnent l’être humain : obligations sociales, souvenirs douloureux, poids des traditions. Elle met en lumière la lutte entre l’enfermement et la persistance de l’individualité.

Symbolisme

« Masque lié » évoque la tension entre l’effacement et la résistance intérieure, nous rappelant que même sous la contrainte, la présence continue de résonner.

La collection « 100 Têtes sans visage »

Une mémoire sculptée, une histoire universelle

La collection « 100 Têtes sans visage » rassemble cent sculptures uniques, façonnées à la main en terre cuite et métal rouillé. Ces œuvres incarnent les visages invisibles de notre histoire collective : migrants sans papiers noyés en mer, victimes de l’esclavage, oubliés des génocides, anonymes dont la mémoire s’efface.

Chacune de ces têtes, volontairement dépourvue de traits, symbolise une vie, un passé, une histoire suspendue. Sans visage, elles deviennent les porte-parole silencieuses des mémoires individuelles et collectives, nous invitant à réfléchir à notre humanité partagée.

Un message engagé et universel

À travers cette série, l’artiste nous invite à reconnaître ces vies effacées et à reconstruire des ponts entre passé et futur. « Je lève mon verre aux sans-papiers qui périssent dans les mers et les déserts, je dénonce le fracas macabre des canons et des guerres… », déclare-t-il, exprimant ainsi la puissance émotionnelle et politique de cette œuvre.

« 100 Têtes sans visage » est bien plus qu’une collection d’art : c’est une photothèque sculpturale, un appel à la mémoire, au dialogue et à une compréhension plus profonde de nos racines communes.

Gustave Akpéhou DJONDA

Artiste visuel autodidacte

Passionné par la mémoire collective et les questions d’identité, l’artiste travaille la terre et le métal pour donner forme à ce qui est souvent invisible ou oublié. Through the series “100 Heads Without Faces,” he offers a space for reflection and dialogue on the wounds of the past and the hopes for a more just future.

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