Cicatrice de corde

Cicatrice de corde

Tête sans visage no.041

  • Dimensions: 30 × 16 cm
  • Matériaux: Terre cuite, fils de chanvre, pigments naturels
  • Année: 2015
  • Disponibilité: Pièce unique
  • Prix: Sur demande

 

Description artistique de la tête
Cette tête est enveloppée de fils tendus qui traversent et marquent la surface, comme si le visage était ligoté ou recouvert de cicatrices filaires. La matière rugueuse, ponctuée de petites touches dorées, laisse apparaître les reliefs d’un visage à peine visible sous l’enchevêtrement. L’ensemble évoque une figure à la fois captive et protégée, mystérieuse et silencieuse.

 

Description artistique de la collection
Dans 100 têtes sans visages, cette pièce incarne la contrainte et le voile, une présence dissimulée mais persistante. Elle questionne la manière dont les identités sont parfois étouffées, ligotées par les contraintes sociales, politiques ou intimes.

 

 

Symbolique
La Cicatrice de corde symbolise à la fois le secret et l’oppression. Le fil qui recouvre le visage devient métaphore des chaînes invisibles qui enferment l’être, mais aussi des cicatrices qui protègent la mémoire et l’expérience.

La collection « 100 Têtes SANS Visages »

Une mémoire sculptée, une histoire universelle

La collection « 100 Têtes SANS Visages » rassemble cent sculptures uniques, façonnées à la main en terre cuite et métal rouillé. Ces œuvres incarnent les visages invisibles de notre histoire collective : les sans-papiers noyés en mer, les victimes d’esclavage, les oubliés des génocides, les anonymes dont les mémoires s’effacent.

Chacune de ces têtes, volontairement dépourvue de traits, symbolise une vie, un passé, une histoire suspendue. Sans visage, elles deviennent les porteurs silencieux des mémoires individuelles et collectives, nous invitant à réfléchir sur notre humanité commune.

Un message engagé et universel

À travers cette série, l’artiste nous invite à reconnaître ces vies effacées et à reconstruire les ponts entre passé et avenir. « J’ouvre les bières des sans-papiers qui se noient dans les mers et dans les déserts, je dénonce les bruits macabres des canons des guerres… », affirme-t-il, exprimant ainsi la force émotionnelle et politique de cette œuvre.

«100 Têtes SANS Visages » est bien plus qu’une collection d’art : c’est une photothèque sculpturale, un appel à la mémoire, au dialogue, et à une meilleure compréhension de nos racines communes.

Gustave Akpéhou DJONDA

Artiste visuel autodidacte

Passionné par la mémoire collective et les questions d’identité, l’artiste travaille la terre et le métal pour donner forme à ce qui est souvent invisible ou oublié. Through the series “100 Heads Without Faces,” he offers a space for reflection and dialogue on the wounds of the past and the hopes for a more just future.

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