L’Oublié

L’Oublié

Tête sans Visage n°067

 

  • Dimensions: 30 x 23 cm
  • Matériaux: Terre cuite, rouille naturelle, pigments fixés
  • Année: 2015
  • Disponibilité: Disponible
  • Prix:Sur demande

Description artistique de la tête

L’Oublié est une sculpture en terre cuite recouverte de rouille, symbole d’une identité effacée par le passage du temps. Son visage, à peine esquissé, semble émerger d’un ailleurs oublié. Les nuances brun-rouge de la rouille et les textures organiques de la matière racontent une histoire silencieuse : celle des mémoires englouties, des identités disparues, des traces fragiles laissées par l’existence. Cette pièce nous invite à réfléchir sur la fragilité de l’humain et sur le destin des visages perdus dans le flot de l’histoire.

Description artistique de la collection

« 100 Têtes sans Visages » est une collection unique de cent sculptures façonnées en terre cuite et métamorphosées par la rouille. Djonda Akpehou y explore le rapport entre la mémoire, le temps et l’identité. Chaque tête est une trace, un fragment d’histoire, une réminiscence d’un visage connu ou imaginé. Les formes volontairement altérées et les textures corrodées matérialisent l’érosion progressive des souvenirs. Cette collection rend hommage aux mémoires oubliées et aux récits invisibles, tout en interpellant notre rapport au passé.

Symbolique

L’Oublié évoque la corrosion des souvenirs et l’effacement des identités sous le poids du temps. La rouille, loin de symboliser la ruine, incarne ici la transformation et la mémoire vivante. Cette sculpture traduit la fragilité de l’existence et des histoires individuelles face à l’oubli collectif. Elle nous invite à repenser notre place dans le temps et à redonner voix aux traces qui subsistent.

La collection « 100 Têtes SANS Visages »

Une mémoire sculptée, une histoire universelle

La collection « 100 Têtes SANS Visages » rassemble cent sculptures uniques, façonnées à la main en terre cuite et métal rouillé. Ces œuvres incarnent les visages invisibles de notre histoire collective : les sans-papiers noyés en mer, les victimes d’esclavage, les oubliés des génocides, les anonymes dont les mémoires s’effacent.

Chacune de ces têtes, volontairement dépourvue de traits, symbolise une vie, un passé, une histoire suspendue. Sans visage, elles deviennent les porteurs silencieux des mémoires individuelles et collectives, nous invitant à réfléchir sur notre humanité commune.

Un message engagé et universel

À travers cette série, l’artiste nous invite à reconnaître ces vies effacées et à reconstruire les ponts entre passé et avenir. « J’ouvre les bières des sans-papiers qui se noient dans les mers et dans les déserts, je dénonce les bruits macabres des canons des guerres… », affirme-t-il, exprimant ainsi la force émotionnelle et politique de cette œuvre.

«100 Têtes SANS Visages » est bien plus qu’une collection d’art : c’est une photothèque sculpturale, un appel à la mémoire, au dialogue, et à une meilleure compréhension de nos racines communes.

Gustave Akpéhou DJONDA

Artiste visuel autodidacte

Passionné par la mémoire collective et les questions d’identité, l’artiste travaille la terre et le métal pour donner forme à ce qui est souvent invisible ou oublié. Through the series “100 Heads Without Faces,” he offers a space for reflection and dialogue on the wounds of the past and the hopes for a more just future.

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