Tête sans visage no.023
Description artistique de la tête
Cette tête semble façonnée par l’érosion et le temps. Les traits sont à peine esquissés, creusés par des sillons irréguliers qui évoquent des rides. Sur un côté, une torsade de fibre terreuse rappelle une mèche de cheveux ou une cicatrice prolongée.
Description artistique de la collection
Dans 100 têtes sans visages, cette pièce illustre la disparition progressive des signes d’identité. Plus que jamais, l’individu représenté est englouti dans la matière brute.
Symbolique
Elle incarne le passage du temps et la fragilité de l’existence : comme la terre, le visage est marqué, effrité, partiellement effacé, mais conserve une mémoire silencieuse dans ses strates.
Une mémoire sculptée, une histoire universelle
La collection « 100 Têtes SANS Visages » rassemble cent sculptures uniques, façonnées à la main en terre cuite et métal rouillé. Ces œuvres incarnent les visages invisibles de notre histoire collective : les sans-papiers noyés en mer, les victimes d’esclavage, les oubliés des génocides, les anonymes dont les mémoires s’effacent.
Chacune de ces têtes, volontairement dépourvue de traits, symbolise une vie, un passé, une histoire suspendue. Sans visage, elles deviennent les porteurs silencieux des mémoires individuelles et collectives, nous invitant à réfléchir sur notre humanité commune.
À travers cette série, l’artiste nous invite à reconnaître ces vies effacées et à reconstruire les ponts entre passé et avenir. « J’ouvre les bières des sans-papiers qui se noient dans les mers et dans les déserts, je dénonce les bruits macabres des canons des guerres… », affirme-t-il, exprimant ainsi la force émotionnelle et politique de cette œuvre.
«100 Têtes SANS Visages » est bien plus qu’une collection d’art : c’est une photothèque sculpturale, un appel à la mémoire, au dialogue, et à une meilleure compréhension de nos racines communes.

Passionné par la mémoire collective et les questions d’identité, l’artiste travaille la terre et le métal pour donner forme à ce qui est souvent invisible ou oublié. Through the series “100 Heads Without Faces,” he offers a space for reflection and dialogue on the wounds of the past and the hopes for a more just future.