Tête sans visage no.021
Description artistique de la tête
Cette tête, aux traits à peine incisés, semble contenue dans une immobilité volontaire. Les yeux ne sont que des fentes, la bouche une ouverture fermée sur elle-même, créant une impression de mutisme et de calme dense. La rugosité de la surface rappelle la poussière, la pierre et le temps, comme si le visage était figé dans la matière originelle.
Description artistique de la collection
Dans 100 têtes sans visages, cette sculpture illustre l’idée de silence intérieur. Elle incarne une voix qui choisit de ne pas se prononcer, et pourtant, dans ce mutisme, se trouve une force expressive qui dialogue avec l’absence.
Symbolique
La tête de silence questionne le pouvoir de la retenue et du non-dit. Elle évoque la sagesse, le secret, ou encore la mémoire enfouie que la matière garde en son sein.
Une mémoire sculptée, une histoire universelle
La collection « 100 Têtes SANS Visages » rassemble cent sculptures uniques, façonnées à la main en terre cuite et métal rouillé. Ces œuvres incarnent les visages invisibles de notre histoire collective : les sans-papiers noyés en mer, les victimes d’esclavage, les oubliés des génocides, les anonymes dont les mémoires s’effacent.
Chacune de ces têtes, volontairement dépourvue de traits, symbolise une vie, un passé, une histoire suspendue. Sans visage, elles deviennent les porteurs silencieux des mémoires individuelles et collectives, nous invitant à réfléchir sur notre humanité commune.
À travers cette série, l’artiste nous invite à reconnaître ces vies effacées et à reconstruire les ponts entre passé et avenir. « J’ouvre les bières des sans-papiers qui se noient dans les mers et dans les déserts, je dénonce les bruits macabres des canons des guerres… », affirme-t-il, exprimant ainsi la force émotionnelle et politique de cette œuvre.
«100 Têtes SANS Visages » est bien plus qu’une collection d’art : c’est une photothèque sculpturale, un appel à la mémoire, au dialogue, et à une meilleure compréhension de nos racines communes.

Passionné par la mémoire collective et les questions d’identité, l’artiste travaille la terre et le métal pour donner forme à ce qui est souvent invisible ou oublié. Through the series “100 Heads Without Faces,” he offers a space for reflection and dialogue on the wounds of the past and the hopes for a more just future.