Tête enchevêtrée

Tête enchevêtrée

Tête sans visage no.83

  • Dimensions: 25 × 35 cm
  • Matériaux: Terre cuite oxydée, fil métallique, fibre végétale
  • Année: 2015
  • Disponibilité: Pièce unique
  • Prix: Sur demande

 

Description artistique de la tête
Cette tête est marquée par la présence d’un filet métallique et de fibres végétales qui s’accrochent à son contour comme une cage fragile. Le visage semble prisonnier mais aussi protégé, traversé par des lignes de fissures et des creux qui rappellent des cicatrices. Une plume légère posée au sommet introduit une touche poétique inattendue, comme une échappée vers la liberté.

 

Description artistique de la collection
Dans 100 têtes sans visages, cette pièce interroge les tensions entre contrainte et légèreté, enfermement et libération. Le métal rouillé, symbole de chaînes et d’entraves, coexiste avec la plume, signe de fragilité et de rêve.

 

Symbolique
L’œuvre renvoie aux carcans sociaux, politiques et historiques qui enserrent les êtres, mais aussi à la capacité de l’humain à trouver, même dans la contrainte, des ouvertures vers l’imaginaire et l’espoir. La plume est une métaphore de résilience et de légèreté face au poids de la matière.

La collection « 100 Têtes SANS Visages »

Une mémoire sculptée, une histoire universelle

La collection « 100 Têtes SANS Visages » rassemble cent sculptures uniques, façonnées à la main en terre cuite et métal rouillé. Ces œuvres incarnent les visages invisibles de notre histoire collective : les sans-papiers noyés en mer, les victimes d’esclavage, les oubliés des génocides, les anonymes dont les mémoires s’effacent.

Chacune de ces têtes, volontairement dépourvue de traits, symbolise une vie, un passé, une histoire suspendue. Sans visage, elles deviennent les porteurs silencieux des mémoires individuelles et collectives, nous invitant à réfléchir sur notre humanité commune.

Un message engagé et universel

À travers cette série, l’artiste nous invite à reconnaître ces vies effacées et à reconstruire les ponts entre passé et avenir. « J’ouvre les bières des sans-papiers qui se noient dans les mers et dans les déserts, je dénonce les bruits macabres des canons des guerres… », affirme-t-il, exprimant ainsi la force émotionnelle et politique de cette œuvre.

«100 Têtes SANS Visages » est bien plus qu’une collection d’art : c’est une photothèque sculpturale, un appel à la mémoire, au dialogue, et à une meilleure compréhension de nos racines communes.

Gustave Akpéhou DJONDA

Artiste visuel autodidacte

Passionné par la mémoire collective et les questions d’identité, l’artiste travaille la terre et le métal pour donner forme à ce qui est souvent invisible ou oublié. Through the series “100 Heads Without Faces,” he offers a space for reflection and dialogue on the wounds of the past and the hopes for a more just future.

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