Tête sans visage n° 24
Démarche artistique de la tête
Cette tête est ornée d’une crête de fibres végétales, évoquant une coiffure rebelle ou culturelle. Les yeux circulaires et creux rappellent un masque ou un totem, tandis que les lignes gravées rudimentaires soulignent la fragilité de l’expression.
Démarche artistique de la collection
Au sein de la collection « 100 Têtes sans visage », cette œuvre interroge les apparences sociales et culturelles. La coiffure agit comme un marqueur d’individualité, tandis que le visage reste générique et indéterminé.
Symbolisme
La crête fragile qui s’élève au sommet symbolise à la fois la fierté et la précarité des identités contemporaines. Elle suggère que les constructions personnelles — comme une coiffure ostentatoire — reposent sur une matière vulnérable : l’argile.
Une mémoire sculptée, une histoire universelle
La collection « 100 Têtes sans visage » rassemble cent sculptures uniques, façonnées à la main en terre cuite et métal rouillé. Ces œuvres incarnent les visages invisibles de notre histoire collective : migrants sans papiers noyés en mer, victimes de l’esclavage, oubliés des génocides, anonymes dont la mémoire s’efface.
Chacune de ces têtes, volontairement dépourvue de traits, symbolise une vie, un passé, une histoire suspendue. Sans visage, elles deviennent les porte-parole silencieuses des mémoires individuelles et collectives, nous invitant à réfléchir à notre humanité partagée.
À travers cette série, l’artiste nous invite à reconnaître ces vies effacées et à reconstruire des ponts entre passé et futur. « Je lève mon verre aux sans-papiers qui périssent dans les mers et les déserts, je dénonce le fracas macabre des canons et des guerres… », déclare-t-il, exprimant ainsi la puissance émotionnelle et politique de cette œuvre.
« 100 Têtes sans visage » est bien plus qu’une collection d’art : c’est une photothèque sculpturale, un appel à la mémoire, au dialogue et à une compréhension plus profonde de nos racines communes.

Passionné par la mémoire collective et les questions d’identité, l’artiste travaille la terre et le métal pour donner forme à ce qui est souvent invisible ou oublié. Through the series “100 Heads Without Faces,” he offers a space for reflection and dialogue on the wounds of the past and the hopes for a more just future.