Fossilized Memory

Fossilized Memory

Tête sans visage n° 040

  • Dimensions: 31 × 17 cm
  • Matériaux: Terre cuite, fil de fer, pigments naturels
  • Année: 2015
  • Disponibilité: Pièce unique
  • Prix: Sur demande

Description artistique de la tête

Cette tête semble figée dans une matière tellurique, comme si elle avait été extraite d’une couche de terre fossilisée. Les fissures, les crevasses et les textures rugueuses inscrivent une mémoire ancestrale sur sa surface, évoquant à la fois des cicatrices et les empreintes d’un monde enfoui. Le visage lui-même n’est qu’une ombre, presque effacée, submergée dans la rugosité minérale.

Description artistique de la collection

Au sein de la collection « 100 Têtes sans visage », cette œuvre incarne la notion d’empreinte et de disparition. Elle évoque la fragilité de la mémoire humaine et la manière dont le temps recouvre, déforme et fossilise les visages.

Symbolisme

« Mémoire fossilisée » représente le temps comme un sculpteur invisible. Elle symbolise la persistance des traces, des blessures et des récits enfouis, nous rappelant que même dans l’effacement, quelque chose reste inscrit dans la matière.

La collection « 100 Têtes sans visage »

Une mémoire sculptée, une histoire universelle

La collection « 100 Têtes sans visage » rassemble cent sculptures uniques, façonnées à la main en terre cuite et métal rouillé. Ces œuvres incarnent les visages invisibles de notre histoire collective : migrants sans papiers noyés en mer, victimes de l’esclavage, oubliés des génocides, anonymes dont la mémoire s’efface.

Chacune de ces têtes, volontairement dépourvue de traits, symbolise une vie, un passé, une histoire suspendue. Sans visage, elles deviennent les porte-parole silencieuses des mémoires individuelles et collectives, nous invitant à réfléchir à notre humanité partagée.

Un message engagé et universel

À travers cette série, l’artiste nous invite à reconnaître ces vies effacées et à reconstruire des ponts entre passé et futur. « Je lève mon verre aux sans-papiers qui périssent dans les mers et les déserts, je dénonce le fracas macabre des canons et des guerres… », déclare-t-il, exprimant ainsi la puissance émotionnelle et politique de cette œuvre.

« 100 Têtes sans visage » est bien plus qu’une collection d’art : c’est une photothèque sculpturale, un appel à la mémoire, au dialogue et à une compréhension plus profonde de nos racines communes.

Gustave Akpéhou DJONDA

Artiste visuel autodidacte

Passionné par la mémoire collective et les questions d’identité, l’artiste travaille la terre et le métal pour donner forme à ce qui est souvent invisible ou oublié. Through the series “100 Heads Without Faces,” he offers a space for reflection and dialogue on the wounds of the past and the hopes for a more just future.

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