Tête sans visage n° 71
Démarche artistique de la Tête
Cette tête présente des rayures noires verticales sur un côté, évoquant des cicatrices ou des marques identitaires. Le visage reste volontairement indistinct, presque effacé dans l’argile. La corde nouée autour de sa partie inférieure renforce l’idée de contrainte physique ou symbolique.
Démarche artistique de la Collection
Au sein de la collection « 100 Têtes sans visage », cette œuvre joue sur le contraste entre l’effacement des traits et l’ajout de signes forts : lignes, cordes, stries. Elle explore la tension entre anonymat et individualité, entre disparition et mémoire.
Symbolisme
Les rayures noires évoquent à la fois les cicatrices et les marques tribales. Elles symbolisent les traces indélébiles laissées par les épreuves, mais aussi l’appartenance et la singularité, même lorsque le visage lui-même disparaît.
La collection « 100 Têtes sans visage » rassemble cent sculptures uniques, façonnées à la main en terre cuite et métal rouillé. Ces œuvres incarnent les visages invisibles de notre histoire collective : migrants sans papiers noyés en mer, victimes de l’esclavage, oubliés des génocides, anonymes dont la mémoire s’efface.
Chacune de ces têtes, volontairement dépourvue de traits, symbolise une vie, un passé, une histoire suspendue. Sans visage, elles deviennent les porte-parole silencieuses des mémoires individuelles et collectives, nous invitant à réfléchir à notre humanité partagée.
À travers cette série, l’artiste nous invite à reconnaître ces vies effacées et à reconstruire des ponts entre passé et futur. « Je lève mon verre aux sans-papiers qui périssent dans les mers et les déserts, je dénonce le fracas macabre des canons et des guerres… », déclare-t-il, exprimant ainsi la puissance émotionnelle et politique de cette œuvre.
« 100 Têtes sans visage » est bien plus qu’une collection d’art : c’est une photothèque sculpturale, un appel à la mémoire, au dialogue et à une compréhension plus profonde de nos racines communes.

Passionné par la mémoire collective et les questions d’identité, l’artiste travaille la terre et le métal pour donner forme à ce qui est souvent invisible ou oublié. Through the series “100 Heads Without Faces,” he offers a space for reflection and dialogue on the wounds of the past and the hopes for a more just future.